Sunday, February 26, 2012

Thermorégulation chez les chevaux par temps froids

par Natalija Aleksandrova

Pour qu’un mammifère puisse survivre, la température interne est maintenue dans une fourchette assez étroite. Si cette température interne dépasse ces limites minimales ou maximales, les réactions chimiques des cellules ne fonctionnent plus correctement. Voire elles ne fonctionnent plus du tout. Les fluctuations en dehors de la fourchette de températures normales entraîne des problèmes de santé pouvant aller jusqu’à la mort de l’animal. Les chevaux adultes maintiennent leur température interne autour de 38°C. Les poulains en croissance et les juments en gestation ou allaitantes ont des températures internes normales plus élevées. (Hines, 2004). La plupart des propriétaires de chevaux connaissent les maux et les crises liés aux états fiévreux. Peu de propriétaires en revanche réalisent à quel point les chevaux sont bien adaptés au froid dès lors que certains aspects de leur mode de vie sont respectés.

Au cours de milliers d’années, les chevaux sauvages se sont répandus sur toute la planète. Quel que soit l’endroit du monde où ils se trouvaient, ils étaient constamment soumis à des changements de températures — à travers l’alternance jour/nuit ou à travers le rythme des saisons. Même aujourd’hui, les chevaux sauvages et semi sauvages, tout comme les chevaux domestiques auxquels on fournit des conditions de vies adaptées survivent parfaitement à n’importe quelles conditions auxquelles la nature les expose. Qu’il s’agisse du nord de l’Europe ou des déserts Australiens, les chevaux sont soumis à tous les éléments naturels — vent, soleil, pluie, neige, variations de températures, etc. On ne trouve nulle part dans la nature de bâtiments et d’abris aussi fermés que des barns et des écuries, seulement des cavernes. Jamais dans la nature les chevaux ne chercheront à se couvrir avec du tissu. Le cheval a naturellement évolué avec les moyens de survivre.

La chaleur du corps du cheval est continuellement générée comme un sous produit du métabolisme, et un cheval en bonne santé, a des ressources internes de chaleur significatives issues des processus métaboliques. (Bicego at. al. 2007). Pour contrôler les pertes de chaleur interne au cours des périodes de froid, le cheval a été équipé par la nature de mécanismes de thermorégulation comportementaux, physiologiques et anatomiques compliqués et extrêmement efficaces. Pour que ces mécanismes soient utilisés de façon efficace, le cheval a besoin de vivre dans des conditions proches ou identiques à celles des chevaux sauvages.

Du point de vue génétique, le cheval domestique est identique à son homologue sauvage: il possède les mêmes capacités et nécessite les mêmes besoins pour survivre. De manière basique, ils n’ont pas besoin de plus de la part des hommes que les conditions de vies qu’il sont supposés trouver dans la nature, à savoir: du mouvement 24h par jour, un accès libre à de la nourriture appropriée 24 heures par jour, une vie en troupeau, un soin régulier des sabots, un abris dans lequel ils peuvent entrer et sortir librement. Sous la responsabilité des humains, le respect des besoins naturels des chevaux et leur accès à ceux-ci est tout à fait possible. Le cheval ne doit pas faire l’objet d’anthropomorphisme que l’on garderait en boxe pour le protéger du froid avec des changements de régime alimentaire, que l’on couvrirait avec des couvertures et auquel on clouerait des chaussures etc. Le cheval domestique est tout à fait capable d’utiliser aussi correctement ses incroyables capacités naturelles de thermorégulation que le cheval sauvage.

Attardons-nous plus précisément sur les mécanismes de thermorégulation chez le cheval, et comment ceux-ci peuvent être réduit par une gestion et des pratiques inappropriées (artificielles).


Poils d'hiver d'un cheval arabe un jour d'hiver très froid, Europe Centrale.
le mécanisme de piloéréction en marche — les poils sont relevés pour augmenter l'isolation.


Refroidissement après avoir joué. Cheval Islandais, Europe Centrale.
Photo © K. Jarczewski

Premièrement il faut se rappeler qu’à travers quelques facteurs de thermorégulation tels que la peau et les poils qui sont de très bons régulateurs, qui empêchent la perte de chaleur, et les muscles qui par leurs mouvements produisent de la chaleur, il est plus facile aux chevaux de se réchauffer par temps froids que de se refroidir par temps chauds, ou après un effort intensif. Se refroidir est plus difficile pour le cheval. Les chevaux sont adaptés à gérer le froid.

La peau du cheval est chargée de protéger l’intérieur du corps des changements de température extérieurs. Ainsi que d’empêcher la perte de chaleur par temps froid. Il doit également être précisé que la peau est chargée de dissiper l’excès de chaleur produit par l’action des muscles pour éviter au corps de monter en température. Les mécanismes de thermorégulation de la peau sont constitués de quatre éléments majeurs, la peau, les poils, les artères et les glandes sudoripares; trois d’entre eux sont chargés de conserver la chaleur à l’intérieur du cheval par temps froid:

1. La peau travaille comme couche isolante d’échanges thermiques du fait de sa relative épaisseur.

2. Les poils.
L’isolation des poils dépend de leur densité et de leur longueur, de la vitesse du vent et de la température et du taux d’humidité dans ceux-ci. (Ousey et al. 1992).

La couche de poils change deux fois par an chez le cheval par le mécanisme appelé photopériodisme, l’adaptant aux températures de base des différentes saisons. Des capteurs se trouvant dans la peau du cheval réagissent au changement de durée de lumière au cours des jours. Le cheval est prêt à générer son poil d’hiver dès le solstice d’été, lorsque les jours commencent à raccourcir. Le cheval est prêt à perdre son poil d’hiver dès le solstice d’hiver, lorsque les jours commencent à rallonger.

En plus de la photopériode, la température environnante joue aussi sur la pousse des poils. Des climats froids produisent des pelages plus denses et plus longs chez les chevaux que des climats chauds, si l’on compare des chevaux ayant la même corpulence et nourris de la même manière.

Les poils dépendent aussi d’autres facteurs, par exemple: la nourriture et la race des chevaux, ce qui sera développé plus loin.

En plus de cette capacité à faire pousser ses poils, le cheval peut augmenter l’isolation qu’ils produisent par le mécanisme appelé piloérection — levant, abaissant ou tournant les poils dans différentes directions grâce aux muscles d’érection des poils. De cette manière le cheval augmente ou diminue l’épaisseur d’isolation et fait varier efficacement le souffle de l’air à la surface de la peau. Ce mécanisme augmente l’épaisseur du manteau de poils de 10% à 30% chez le cheval adulte (Young & Coote, 1973). Les muscles d’érection des poils doivent être entraînés régulièrement pour fonctionner correctement, tout comme n’importe quel autre muscle du corps.

Les poils de ce manteau sont recouverts d’une substance graisseuse, qui empêche la peau du cheval d’être mouillée par temps pluvieux ou neigeux. Le manteau a donc un effet d’évacuation de l’eau grâce à cette graisse — l’eau glisse le long des poils supérieurs alors que les poils du dessous restent secs. Plus les poils sont longs, plus grande est l’épaisseur du manteau à rester sèche. Plus les poils sont longs, moins l’eau a de chances de parvenir jusqu’à la peau. En brossant régulièrement le manteau la substance graisseuse s’en va, et l’effet d’évacuation de l’eau avec.

Il n’est pas non plus conseillé d’enlever la couche de saleté, qui transformée en boue protège le cheval. La boue a un effet protecteur sur la peau.

Inutile de dire que la pratique courante de tondre les poils du manteau élimine complètement le facteur de thermorégulation de celui-ci.

3. Artères passant dans la peau.
Les Artères, via des actions musculaires appelées vasoconstriction ou vasodilatation, peuvent être rétrécies ou élargies régulant le flux sanguin dans la peau. La constriction empêche la chaleur interne de s’échapper en réduisant l’afflux de sang chaud apporté à la surface froide du corps. La dilatation permet, en cas de hausse de la température interne, à une quantité plus importante de sang d’être refroidie en circulant à la surface du corps. Le sang rafraîchi fait retomber la température interne en retournant à l’intérieur du corps.

4. Glandes sudoripares.
Le cheval utilise les glandes sudoripares pour se refroidir lorsque la température extérieure est élevée. Lorsque la température extérieure est trop élevée pour que l’air puisse refroidir le sang à travers la peau, les glandes sudoripares sécrètent un fluide. L’évaporation de celui-ci refroidit la surface de la peau et le sang dans les artères qui y passent. De cette manière, en rapportant du sang plus frais au centre du corps, la température interne peut être rabaissée même par temps chauds. Le cheval cesse la sécrétion de sueur dès que la température interne est revenue dans la norme. Il doit donc vite sécher, sans quoi le refroidissement continuerait et porterait la température interne en dessous de la limite inférieure. Un cheval en sueur va tourner ses poils dans différentes directions pour éviter le sur refroidissement, et lorsqu’il est libre va généralement rechercher un point exposé au vent pour se sécher rapidement et efficacement. La mention du mécanisme des glandes sudoripares est importante puisque ces glandes sont également mises en action par l’intermédiaire de l’action des muscles.

Alors qu’il s’agissait des quatre facteurs de thermorégulation de la peau, voyons maintenant les autres moyens dont dispose le cheval comme mécanismes de thermorégulation.

Givre sur les poils — la chaleur s'est échappée du corps.


Eau coulant le long des poils d'hiver, la couche inférieure reste sèche.

La dose de graisse dans le corps est également un facteur important de thermorégulation puisqu’ en plus de constituer la réserve d’énergie du corps, la graisse est trois fois plus isolante que les autres tissus du fait de sa faible conductivité thermique et de sa faible irrigation sanguine (Guyton, 1991; Davenport, 1992). Il est donc important pour un cheval de disposer d’une bonne couche de graisse avant l’hiver. Les chevaux sauvages et les chevaux domestiques ayant un environnement naturel conservent leur rythme naturel de changement de poids au cours de l’année avec un poids augmentant jusqu’à 20% en automne. On peut habituellement constater que les chevaux domestiques qui ont une couche de graisse importante font moins de poil d’hiver comparativement à ceux qui ont produit moins de graisse en automne pour des animaux de même corpulence au sein de la même race. De même, la graisse est mieux répartie sur la surface du corps dans des conditions froides que par temps chauds où elle se concentre en certains points.

Vivant dans des conditions identiques, les chevaux de races plus petites ont des poils plus longs/denses que ceux de races plus grandes. Nous trouvons aussi un poil particulier chez les poulains. Ceci est déterminé par les effets de l’alométrie, par les changements continus des proportions du corps avec l’accroissement de la taille, par l’équilibre de la chaleur au sein de l’espèce, des races au sein de l’espèce (Reiss, 1991; Langlois, 1994) En général, des grandes tailles sont avantageuses pour le respect de la thermorégulation par temps froid, comme le rapport entre la surface de dissipation et la masse de production/rétention de chaleur corporelle décroît avec l’augmentation de la taille du corps (Phillips & Heath, 1995; Bligh, 1998). De ce fait, les chevaux de grande taille ont moins de surface relative consacrée à l’échange thermique, et donc perdent moins de chaleur par temps froid que les chevaux de plus petite taille. Les petits chevaux perdent plus de chaleur que les grands. En plus de la grande taille du corps, une forme sphérique du corps réduit le rapport entre la surface et la masse du corps (Langlois, 1994). Pour compenser et avoir un rapport de surface/masse plus élevé les chevaux des pays nordiques ont généralement évolué vers des formes plus lourdes et rondes avec des jambes plus courtes et des extrémités bien protégées par des poils épais sur le corps et aux paturons, une crinière plus fournie, étant de ce fait plus aptes à retenir la chaleur du corps et à gérer le froid.

L’augmentation de prise de nourriture augmente la production de chaleur dans le corps du cheval. Ceci est dû au fait que la digestion de fibres longues produit de la chaleur. Il est important que tout cheval domestique ait à disposition du foin 24h sur 24 par temps froids ayant une possibilité d’augmenter leur production de chaleur en consommant et en digérant continuellement des fibres longues. Particulièrement lorsque tous les mécanismes ne sont pas encore adaptés, lors de brusques changements climatiques, telles des chutes de températures soudaines.

De tels besoins supplémentaires en nourriture sont appelés besoins énergétiques climatiques. (MacCormak & Bruce, 1991) Les chevaux observés ont des besoins énergétiques d’environ 0.2 à 2.5% par °C de moins à l’extérieur que la température interne minimale, pour stabiliser leur température interne. (Young Coote, 1973; McBride et al., 1985; Cymaluk et al., 1989a; Cymbaluk, 1990) (La température interne minimale est propre à chaque cheval/ groupe de chevaux aux différents moments de l’année et dépends de plusieurs autres facteurs environnementaux et de thermorégulation).

Important, les chevaux les plus petits ont des températures internes minimales plus élevées que les grands chevaux, signifiant que leur perte de chaleur est relativement plus importante que pour les grands chevaux. De ce fait les petits chevaux ont proportionnellement un plus grand besoin supplémentaire en nourriture. Pour mieux l’expliquer, plus la température interne minimale est élevée – plus la perte de chaleur du corps est grande. Les petits chevaux perdent plus de chaleur que les grands pour des températures extérieures identiques. Plus la température interne minimale est basse, meilleure est la rétention de chaleur. Les chevaux les plus grands gardent plus de chaleur par temps froids.

Il a été constaté chez les chevaux à l’état sauvage, une réduction de l’activité locomotrice en hiver par rapport à l’été. (Duncan, 1980; Berger et al., 1999; Arnold et al., 2006). L'activité Réduite en hiver est un schéma saisonnier lié à la diminution de la température extérieure et de là, à une réduction de la production de chaleur interne et des dépenses énergétiques. (Arnold et al., 2006) Ce mécanisme d’adaptation de réduction d’activité aide les chevaux sauvages à gérer la difficulté énergétique en hiver. On peut observer une réduction d’activité similaire chez les chevaux domestiques vivant dans des conditions “naturelles”. Bien que les chevaux domestiques ne doivent pas rechercher de nourriture sur d’aussi grandes étendues en hiver que leurs homologues sauvages, cette baisse d’activité a évidemment le même but que chez les chevaux sauvages — la réduction de dépense d’énergie par temps froids. C’ est donc un rythme saisonnier normal pour le cheval d’avoir un exercice réduit en hiver du au mécanisme d’adaptation de la thermorégulation au froid, de ce fait il n’est pas conseillé de forcer sur les exercices en hiver.

Parallèlement à la réduction générale d’activité par temps froids, il a été observe des courts moments d’activité et de mouvement lors des pics de froid soudains et de changement de temps. Ces courtes périodes de mouvement sont un facteur utile, parmi d’autres, à l’ajustement du système de thermorégulation aux nouvelles conditions climatiques.

Parfois on peut observer des chevaux debout ou couchés très proches les uns des autres, par ce moyen ils réduisent la perte de chaleur par radiation en réduisant la surface du corps exposée à l’environnement extérieur. (Bligh, 1998) En même temps les animaux, qui pour une quelconque raison, ne produisent pas assez de chaleur interne individuelle peuvent utiliser, comme une source supplémentaire de chaleur avantageuse, une radiation de chaleur de corps d'un congénère via la proximité de la position.

En changeant également la position du corps ou son orientation, les chevaux peuvent augmenter l’accumulation de rayons solaires pour avoir une autre source de chaleur. Des chevaux sont souvent observes prenant un bain de soleil au lieu de manger lors des courtes journées d’hiver, et retournant brouter dès que le soleil se couche.

La neige que nous voyons parfois sur le dos des chevaux l’hiver joue aussi un rôle important d’isolation en fournissant une couche supplémentaire contre la perte de chaleur interne.

Par jours de vent ou de pluie, on peut voir les chevaux immobiles avec la queue face au vent et la tête basse. De cette manière ils protègent efficacement leur encolure, leurs oreilles, leur tête et leurs yeux par leur corps contre le vent et la pluie. Leur queue leur sert de protection pour la partie postérieure — les crins plus courts au sommet de la queue repoussent la neige et le vent. Par de telles conditions climatiques, les chevaux sont souvent derrière des murs en ruine, ou utilisent des coupe-vent naturels comme des arbres ou des collines pour se protéger du vent.

Lorsqu’ils en ont le choix, il a été observé que les chevaux utilisent principalement des endroits clos, des abris ou des bois, l’été pour se protéger des mouches et de la chaleur.

Dans des circonstances extrêmes, la chaleur peut être générée par tremblements. Au cours de ces tremblements, la chaleur se produit rapidement en cassant l’ATP dans les muscles. (Langlois, 1994) Le tremblement est généralement une réaction extrême à une soudaine exposition au froid, ou se produit parfois pendant de longues périodes d’exposition au froid par temps pluvieux. Chez les chevaux en bonne santé, le tremblement est remplacé par la production naturelle de chaleur interne puisqu’ils s’adaptent aux nouvelles conditions climatiques.

Un problème différent survient en espaces clos, lorsque vous placez un cheval encore transpirant dans une écurie. Du fait du peu de circulation d’air, le fait de se refroidir va lui prendre plus de temps et le cheval transpire pendant plus longtemps. L’air environnant se gorge d’humidité et le séchage est plus long puisque l’air saturé ne peut plus absorber le reste d’humidité. Au final le cheval reste “trop peu refroidi” (trop chaud), alors se réinstalle l’état conduisant à des désordres internes; coliques, maladies et infections affectant négativement les marges de températures de sécurité du métabolisme.
Le fait de couvrir le cheval peut également conduire à un désordre total de la thermorégulation. L’animal tente de réchauffer les parties du corps laissées exposées au froid, telles que la tête, l’encolure, le ventre et les jambes. Par ce processus il réchauffe également la partie du corps recouverte par la couverture, un cheval ne pouvant pas sélectionner une partie du corps à réchauffer. C’est tout le corps qui se réchauffe ou tout le corps qui se refroidit. La partie recouverte devient donc trop chaude. Transpirer sous une couverture représente un réel problème métabolique que peu de personnes réalisent.

Gardés au box ou/et couverts, les chevaux manquent de stimuli déclanchant les mécanismes de thermorégulation. Ils n’ont pas besoin d’exercer les muscles d’érection des poils, ni de dilater ou de contracter les artères, ou d’activer les glandes sudoripares, et de préparer des réserves de graisse qui seront utilisées pendant l’hiver. Tous les muscles s’atrophient par manque d’exercice pendant une certaine période. Si un animal dans cet état est soudainement exposé au froid, il ne va pas pouvoir actionner les mécanismes nécessaires à la thermorégulation.
Au résultat la température interne pourrait trop chuter, ce qui entraînerait des ruptures dans les processus métaboliques. Ceci pourrait affecter le taux de migration des globules blancs et des anticorps, par exemple, avec une incapacité partielle de ceux-ci. La conséquence donne un animal stressé avec un environnement interne propice aux maladies ou aux infections. Le germe n’est rien le terrain est tout (Louis Pasteur). En conséquences les germes ou les virus ont une grande opportunité pour se développer dans le corps.

Outre le fait que les mécanismes de thermorégulation naturels ne peuvent se développer et être utilisés que lorsque les chevaux ont des conditions de vies adaptées, il y a une anxiété et un facteur de stress auxquels les chevaux sont confrontés lorsqu’on leur retire certains besoins de base et qu’ils ont des conditions de vies inadaptée pour l’espèce ( dans des écuries, séparation des autres chevaux, exercices imposés, manque d’apports de fibres en continu, etc.). Ce stress les rend moins résistants au froid.


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Références:

Arnold, W., Ruf, T., & Kuntz, R. (2006). Seasonal adjustment of energy budget in a large wild mammal, the Przewalski horse (Equus ferus przewalskii). The Journal of Experimental Biology, 209, 4566–4573.
Autio, E. 2008. Loose Housing of Horses in a Cold Climate. Doctoral dissertation. University of Kuopio, Kuopio, Finland.
Bicego, K.C., Barros, R.C.H., & Branco, L.G.S. (2007). Physiology of temperature regulation: Comparative aspects. Comparative Biochemistry and Physiology, Part A, 147, 616–639.
Berger, A., Scheibe, K-M., Eichhorn, K., Scheibe, A., & Streich, J. (1999). Diurnal and ultradian rhythms of behaviour in a mare group of Przewalski horse (Equus ferus przewalskii), measured through one year under semi-reserve conditions. Applied Animal Behaviour Science, 64, 1–7. Press.
Bligh, J. (1998). Mammalian homeothermy: an integrative thesis. Journal of Thermal Biology, 23, 143–258.
Cymbaluk, N.F. (1990). Cold housing effects on growth and nutrient demand of young horses. Journal of Animal Science, 68, 3152–3162.
Cymbaluk, N.F., & Christison, G.I. (1989a). Effects of diet and climate on growing horses. Journal of Animal Science, 67, 48–59.
Davenport, J. (1992). Animal life at low temperature. London, UK: Chapman & Hall.
Duncan, P. (1980). Time-budget of Camargue horses II. Time-budgets of adult horses and weaned subadults. Behaviour, 72, 26–49. ogy, 163 (7), 602–607.
Guyton, A.C. (1991). Textbook of medical physiology. 8th ed. Philadelphia, USA: W.B. Saunders Company.
Hines, M.T. (2004). Changes in body temperature. In S.M. Reed and W.M. Bayly (Eds.). Equine internal medicine (pp. 148–155). St. Louis, USA: Elsevier.
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MacCormack, J.A.D., & Bruce, J.M. (1991). The horse in winter — shelter and feeding. Farm Building Progress, 105, 10–13.
McBride, G.E., Christopherson, R.J., & Sauer, W. (1985). Metabolic rate and plasma thyroid hormone concentrations of mature horses in response to changes in ambient temperature. Canadian Journal of Animal Science, 65, 375–382. 187–194.
Ousey, J.C., McArthur, A.J., Murgatroyd, P.R., Stewart, J.H., & Rossdale, P.D. (1992). Thermoregulation and total body insulation in the neonatal foal. Journal of Thermal Biology, 17 (1), 1–10.
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Reiss, M.J. (1991). The allometry of growth and reproduction. Cambridge, UK: Cambridge University Press.
Strasser, H. 2000. A Lifetime of Soundness. 3d ed. Published by S. Kells in Canada.
Young, B.A., & Coote, J. (1973). Some effects of cold on horses. Horse report at Feeders’ Day. Alberta, Canada: University of Alberta, Department of Animal Science.
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Tuesday, February 21, 2012

Comment contrôler les dents de votre cheval en toute sécurité.

Par: Susan Rifkin
Présenté par Spencer La Flure, Dentiste Equin Certifié.

Le dentiste équin Spencer La Flure vous présente la manière de contrôler en sécurité la bouche et les dents de votre cheval, ce que vous devez faire deux à trois fois par ans pour la plupart des chevaux. NE mettez PAS votre main dans la bouche de votre cheval. Non seulement la capacité de pression de la mâchoire de votre cheval est identique à celle d'un crocodile, mais vous pouvez également être sévèrement coupé et infecté mortellement par la pointe d'une dent. Ne tirez PAS la langue hors de la bouche; cela pourrait endommager l'os hyoïde délicat. Spencer NE recommande PAS de passer sur les joues du cheval pour faire pression même légèrement sur les molaires. Il dit, bien que certaines personnes le recommandent, que cela ne donne pas beaucoup d'information, et que cela peut se révéler douloureux pour le cheval donc que vous pouvez facilement être blessé. Au lieu de tout cela vous pouvez utiliser ces méthodes plus sûres pour identifier s'il y a le moindre problème. N'IMPORTE LEQUEL des indicateurs de problèmes de dents suivants constitue une raison suffisante pour faire appel à un dentiste équin.


Figure 1

Commencez par demander la permission au cheval. Un préalable incontournable consiste à être sûr que le cheval se sent bien et en sécurité. Alors assurez-vous qu'il est en position stable sur un sol plan. (Fig.1)

Les étapes suivantes peuvent être réalisées dans n'importe quel ordre mais La Flure recommande de commencer avec la vérification "Devant, En Bas, En Haut, à Gauche et à Droite". Si l'une de ces vérifications indique un problème, vous pouvez arrêter votre examen, et ainsi éviter à votre cheval un inconfort supplémentaire.

Pour vérifier DEVANT, repoussez la langue de votre cheval et regardez face à ses incisives, les dents de devant. Les incisives de gauche doivent avoir la même taille que celles de droite. La ligne des incisives (ligne de fermeture entre mâchoire supérieure et inférieure) doit être plate et droite. Une incurvation trop prononcée va empêcher le mouvement d´usure normale de la mâchoire inférieure lors de la mastication. Une pente ou une vague va empêcher le mouvement latéral adéquat de la mâchoire et va rendre difficile la flexion du cheval dans les tournants. Un espace entre certaines incisives indique qu'il favorise un côté pour mâcher. Une mastication asymétrique a une influence constante et plus négative sur son équilibre et sa souplesse qu'un bon ou mauvais entraînement. (Fig. 2).


Figure 2

Lorsque la tête du cheval est EN BAS, comme s'il broutait, un examen en vue latéral de la partie avant des incisives doit montrer une parfaite jonction des incisives supérieures et inférieures. (Fig. 3)



Figure 3

Pour vérifier en HAUT, relevez la tête de votre cheval avec une main placée sous son menton. En vue latérale, ses incisives inférieures doivent pouvoir glisser en arrière de 9,5mm à 12,7mm lorsque la tête se soulève. (Fig. 4)



Figure 4

Pour les vérifications à GAUCHE et à DROITE examinez le frottement des molaires par "simulation". Placez une main en bas de la mâchoire inférieure, et l'autre autour du nez du cheval. Faites glisser la mâchoire inférieure délicatement d'un côté puis de l'autre. Elle doit glisser latéralement et jointivement de part et d'autre de Ðmm à 9,5mm (environ la largeur d'une dent), et à partir de ce point commencer à se séparer pendant que les mâchoires continuent à se déplacer latéralement. La séparation verticale des incisives supérieures et inférieures qui en résulte indique la pente des molaires lorsqu'elles s'engagent. Le cheval ne doit pas résister à cette étape. Et vous devez entendre toutes les dents arrière faire contact avec un son de grincement, mais ne pas entendre une seule dent en choquer une autre. Plus le grincement commence tôt meilleur c'est. Si vous entendez seulement les incisives glisser comme des glaçons cela signifie qu'elles peuvent être excessivement longues rendant le contact des dents de derrière difficile. (Fig. 5)



Figure 5

Vérifiez délicatement chaque articulation temporo-mandibulaire, mais gardez votre tête et votre corps à l’écart au cas où le cheval relèverait la tête. Tout d’abord cherchez la chaleur sur la peau. Ensuite touchez chaque articulation temporo-mandibulaire avec environ 100g de pression. Cherchez si vous sentez des tendons sous tension et des muscles atrophiés. Cela pourrait indiquer que les incisives sont trop longues. Et la pression excessive que le cheval doit exercer sur les articulations temporo-mandibulaires pour compenser et broyer peut être extrêmement douloureuse. (Fig. 6)



Figure 6

Placez votre main gauche sur l´articulation temporo-mandibulaire droite et votre main droite sur la barre du coté gauche. Faites glisser la mâchoire inférieure d´un coté à l´autre. Vous ne devez sentir aucune chaleur ni craquement du coté de l´articulation temporo-mandibulaire. Inversez les mains (la droite sur l’articulation temporo-mandibulaire gauche et la gauche sur la barre droite) et refaites glisser. Le mouvement doit être identique des deux cotés. Ecoutez par les naseaux du cheval lorsqu´il mâchouille. Vous ne devez pas entendre les incisives glisser ou s´entrechoquer, ni entendre les molaires entrer en contact. Lorsque seules les incisive sont en contact, les mâchoires font comme deux glaçons l´un contre l´autre quand les incisive glissent.

Touchez les barres et sentez comment elles sont. Y a t’il des bosses ou des marques dues au mors? Si vous trouvez une partie dure le long de la barre, là où une dent de loup devrait sortir, c´est le signe que le mors frotte douloureusement la gencive sur la dent non sortie. Y a t´il des rides ou une croûte sur la gencive devant les premières prémolaires? Celles ci peuvent héberger des infections et sont causées par des mors inadaptés et une tension excessive sur ceux-ci.

Ecartez les lèvres du cheval et regardez les incisive depuis le coté. Alignez les et comparez le plan de la surface d´occlusion avec les barres à cet endroit. (Fig.7) Celles ci doivent être proche de la parallèle – sans plus de 10 à 12 degrés de différences. Dans une “bouche de perroquet”,par exemple, le plan des incisives penche vers le bas (par rapport à la barre) à l’extrémité antérieure, et empêchent le mouvement naturel d´avant en arrière de la mâchoire inférieure. De ce fait des surdents peuvent se former plus facilement sur les molaires arrière (molaires) de la mâchoire inférieure et sur les molaires avant (prémolaires) de la mâchoire supérieure. Au contraire, lorsque les incisives supérieures sont plus avancées que les incisives inférieures, cela s´appelle un recouvrement incisif. Le cheval peut avoir à la fois une bouche de perroquet et un recouvrement incisif.



Figure 7

Placez vos pouces sur au bout de la crête zygomatique (les os des joues), un sur chacune d´elles, de part et d´autre de la tête du cheval. Vos pouces doivent être de niveau, à égale distance de l´extrémité de la tête du cheval. La façon de bien corriger une asymétrie dépend de la cause de l´asymétrie et de l´histoire du cheval (Fig. 8)



Figure 8

Regardez les yeux et les oreilles du cheval lorsqu'ils sont dirigés en avant. Notez si l'un est plus haut que l'autre. Cela peut indiquer une asymétrie du crâne, des yeux, et des molaires. Une asymétrie peut aussi être cause de frayeurs puisque la perception des objets peut se révéler différente dans le champ de vision de chaque oeil. (Fig. 9)



Figure 9

Contrôlez les muscles temporaux. Ces muscles prennent naissance sur la nuque, dans le trou situé au dessus de l’œil et sont rattachés à la mâchoire inférieure. Ils doivent être développés et être plats et lisses. S’ils montrent un développement trop important cela signifie que le cheval mâche trop de haut en bas et pas suffisamment d’un côté vers l’autre. (Fig. 10)



Figure 10

Vérifiez que les masséters (muscles des joues) ont un développement identique sur les joues et un contour lisse (pas de creux, d'atrophie ou de heurts dus à des spasmes, ou de cicatrices). Si le cheval mâche plus d'un côté, l'un des muscles va être plus bombé que l'autre. Regardez également attentivement les zones atrophiées. Elles sont principalement proches des articulations temporo-mandibulaires, et leur asymétrie est souvent l´indicateur d'un problème. (Fig. 11)



Figure 11

Recherchez les zones inégales sur le crâne. Les sutures entre les plaques osseuses doivent être plates et symétriques. (Fig. 12)



Figure 12

Chez un jeune cheval, recherchez les kystes sous la mâchoire inférieure. Entre l’âge de 2 ½ et 4 ½ le cheval possède 24 dents de lait, trois à six mois avant la perte d’une dent, vous pouvez sentir la nouvelle dent pousser sous forme de kyste. Le kyste doit disparaître entre 3 et six mois après la perte d’une dent. Cela se produit également sur la mâchoire supérieure et peut limiter le passage d’air dans la cavité nasale. (Fig. 13)



Figure 13

Sentez la bouche de votre cheval. Elle doit sentir frais et bon. Une mauvaise haleine peut indiquer en dent cariée, un problème de gencive, ou une infection. Chez les chevaux les plus jeunes, 2 à 4 ans, cela peut indiquer une dent de lait qui n´est pas tombée ou une jeune dent.


A propos de l'Auteur:
Susan Rifkin est écrivain indépendante. Elle apprécie l'aide que les thérapies complémentaires ont apporté à sa famille humaine et animale.
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Note d' Academia Liberti:
Nous recommandons de faire cet examen sans licol. Ceci vous permettra de beaucoup mieux sentir les points sur la tête du cheval ainsi que de voir le degré de confiance que votre cheval vous accorde. Mais cet examen est recommandé dans tous les cas, puisque les problèmes de dents ne causent pas seulement des difficultés pour mâcher, et donc de problèmes digestifs, mais ont également une incidence négative sur l'ensemble du corps.

Wednesday, February 15, 2012

Respecter la nature

par Maksida Vogt

Est-ce que nous savons encore ce que cela signifie? Est-ce que nous nous en souvenons, ou cette sensation est-elle définitivement oubliée ? Lorsque nous constatons comment nous faisons vivre nos chevaux de nos jours, il faut tout simplement admettre que cela manque cruellement. Comment pourrions nous expliquer autrement les écuries dans lesquelles nous retenons les chevaux en captivité derrière des barreaux? Comment expliquer autrement la taille ridicule des paddocks dans lesquels vivent quotidiennement la plupart des chevaux? Oui c’est bien une existence… Ca ne peut certainement pas s’appeler une vie.

Reprenons depuis le début. La domestication a sorti le cheval de son mode de vie et de son habitat naturel, à savoir, la steppe. Ce, uniquement pour les avantages que cela procure à l’homme. Cela rend les chevaux agréables, faciles à avoir sous la main, à atteler ou à monter, et bien entendu : plus facile à abuser. Il s’agit du désir des humains, les chevaux devant agir à la façon de machines, comme et quand les hommes le veulent, sans en attendre grand-chose en retour. Nous avons l’habitude de garder les chevaux au boxe. Pourtant je trouve que nous devrions nous demander pourquoi nous les gardons dans des écuries.
Parce que c’est plus, sûr, plus confortable et moins cher, pour nous… Il n’y a pas d’autre raison, et aucune de ces raisons ne respecte ne serait-ce que les besoins naturels de base du cheval. Les chevaux n’ont pas besoin d’écurie, nous, oui. Bien pire que ça. Nous les rendons malades. Bien des coups de froid et d’inflammations sont le résultat d’écuries trop chaudes et de la tonte. Nous tondons nos chevaux pour les empêcher d’avoir des poils d’hiver trop longs dont ils ont besoin pour se protéger. Et, de ce fait, on peut voir des Haflingers tondus au milieu des montagnes de l’Allgäu, en Bavière…
Nous soignons ces animaux magnifiques, les chérissons à mort, leur rasons les fanons qui protègent les jambes de l’humidité, nous coupons leurs crinières dont ils ont besoin pour se protéger, nous retirons avec des brosses (bouchons et brosses douces) la graisse naturelle de leur peau, qui les protège contre la baisse de température du corps, nous isolons ses pieds du contact du sol, ce qui est pourtant le meilleur soin qui soit, nous détruisons le mécanisme de thermorégulation de la peau avec la tonte… Nous abusons d’eux…Nous rendons nos chevaux malades… Nous devons finir par nous réveiller… Nous devons nous apercevoir qu’aucuns expédient, nettoyage, foin riche, accessoires aux couleurs assorties, ne remplacera la pâture pour le cheval. Il n’y a que là qu’un cheval pourra rester en bonne santé et se sentir comme un cheval.

Les chevaux ont des droits et ils ont des besoins que nous ne respectons pas. Pour un cheval il n’est possible de vivre conformément à son espèce que s’il se sent entièrement cheval. Il doit être né en extérieur, au parc, au milieu d’un troupeau, et c’est là qu’il doit grandir. Il doit être élevé par la jument dominante et l’étalon, il doit jouer avec ses congénères et les embêter, il doit faire l’expérience de combats et de courses avec eux, il doit gagner une place dans la hiérarchie et la conserver. Le jeune cheval a besoin de tout cela pour grandir sainement, tant mentalement que physiquement… C’est naturel, ce sont des besoins de base, c’est essentiel. Alors pourquoi n’est-ce pas respecté ? Pourquoi les poulains sont ils privés de cela dès le premier jour de leur vie. Pourquoi sont ils séparés de leur mères au bout de six mois systématiquement ?
La condition la plus importante pour avoir des chevaux vivants selon les critères de leur espèce est d’avoir un troupeau dans lequel le leader est un bon étalon. Le cheval, en tant qu’animal de proie (et de fuite) ne peut se détendre psychologiquement et se reposer qu’en sachant qu’un membre de rang supérieur, une jument dominante ou un étalon gardien, va surveiller les alentours et donner l’alerte en cas de danger imminent, voire protéger le troupeau si nécessaire. Pendant ce temps, le jeune cheval peut calmement brouter, jouer, somnoler ou dormir.
Les chevaux n’ayant pas connu cela ne peuvent pas le faire et sont souvent très nerveux. Les expériences observées avec, par exemple des troupeaux de mustangs montrent qu’un groupe ne devrait pas contenir moins de six chevaux.


La deuxième condition importante pour le respect d’habitat de l’espèce, et qui est étroitement liée à la première condition réside dans la taille des parcs. C’est un besoin pour le cheval d’entraîner régulièrement son endurance, son coeur, ses fonctions respiratoires et de circulation sanguine. C’est un besoin qui le maintient en bonne santé. Les paddocks se trouvant en Europe, sont, pour la majorité, déplorablement sous dimensionnés. Ils s’apparentent plus à des prisons qu’à un terrain bénéfique au cheval. Oh, évidemment c’est toujours mieux qu’un box, cela va de soi, mais pas assez pour une approche des besoins de base. Il est temps de repenser cela, un changement s’impose très vite.
Les parcs doivent être variés au maximum, avec des arbres et des haies, des collines et des vallons, Et une distance de course continue, au moins 1000 à 1500 mètres doit être disponible. Juste pour donner un aperçu de ce à quoi devrait ressembler l’habitat idéal pour des chevaux pour être adapté à l’espèce, ce serait comme cela: de 20 à trente chevaux avec 40 vaches, tout le temps en liberté bien sûr, sur 150 à 500 hectares de pâture sauvage vallonnée comprenant des arbres et des haies. Et si cela vous paraît être de la science fiction, alors cela doit allumer une lumière rouge en vous qui montre combien notre idée de l’habitat approprié pour les chevaux est fataliste.
Le cheval est un animal de fuite, il doit développer et préserver cette impulsion à fuir, ses réflexes de fuite et sa mobilité de la même manière que ses phases de repos. C’est pour cette raison que les jeux de poulains sont si importants mais bien plus, de grands parcs, suffisamment vastes pour permettre à tous le troupeau de courir sur de longues distances et ainsi de supporter et d’entretenir ce réflexe de fuite et cette endurance.

Et je me demande pourquoi cela n’est pas respecté ? Pourquoi n’est-ce pas accompli? Quand un cheval perd sa confiance en sa capacité de fuite, physiquement, parce qu’il est tenu, emprisonné ou se sent coincé, ou sa capacité physique à fuir parce qu’il est blessé, boiteux, sous alimenté ou sur alimenté il n’est jamais sollicité ou trop travaillé, ou parce qu’il est monté au point que chaque mouvement est synonyme de douleur… Alors ce cheval perd sa volonté de vivre et le courage d’affronter la vie…

L’adage populaire consiste à dire que les chevaux perdent leur âme... Et en effet, si nous regardons autour de nous, ne représentons nous pas le plus cette destruction de l'âme, plus tristes pour contempler les chevaux en troupeau séchant en plein vent qu’avec des langues martyrisées ? Regardez-les! Pouvons-nous en prendre la responsabilité ? Comment pouvons-nous laisser faire ? Allons-nous cautionner cela ?

Ou… allons nous vivre respectueusement avec ces êtres incomparables et leur redonner le droit qu’ils ont de part leur naissance…
Avec respect et amour…

D'après Sadko Solinski

Friday, January 20, 2012

Traité sur l'occupation des maréchaux ferrant.

par Maksida Vogt

La ferrure — une voie pour la protection de l'animal?

Dans le monde du cheval il existe tant d'idées reçues et d'erreurs vitales qu'il est difficile pour un propriétaire qui cherche la vérité de la trouver. Ca commence par l'intention d'avoir une idée correcte de l'image des pieds de votre cheval pour pouvoir juger de leur état. Quelle est la première chose que fait un cavalier moyen pour l'entretien des pieds de son cheval?
Il appelle un maréchal ferrant.
Mais ce maréchal ferrant a t'il les connaissances nécessaires pour comprendre et traiter au mieux le pied? C'est plus que douteux. Ma propre expérience avec les maréchaux ferrant et les discussions que j'ai pu avoir avec eux m'a poussé à écrire ce qui suit, afin d'aider les propriétaires de chevaux à avoir une meilleure compréhension sur ce point.

Je crois qu'il est d'une importance cruciale, pour un propriétaire, soucieux du bien-être de son cheval, de comprendre en premier lieu pourquoi la ferrure est si douloureuse pour le cheval.
Lorsque vous ferrez un cheval, vous allez avant tout bloquer le fonctionnement de cet organe. Le pied du cheval se dilate sous le poids du cheval lorsqu'il touche le sol et se contracte lorsqu'il ne porte aucun poids. Ceci porte un nom — le mécanisme du pied, et il aide le cheval à pomper le sang pour retourner dans son coeur et à avoir une bonne absorption des chocs de manière à ne pas fragiliser les articulations.
Que se passe t'il lorsque vous autorisez le ferrage de votre cheval?
Le pied ne va alors plus être en mesure de se dilater en talons, au contraire le fer étant fixé dans la position du pied la plus contractée (celle ou le cheval ne porte pas de poids puisqu’il a le pied levé) et le report de poids s’exerçant alors en quartiers (début de la zone dans laquelle le maréchal ferrant fixe le dernier clou) le mouvement du talon se retrouve agir à l’inverse et contracte plus le pied lorsque celui-ci porte du poids (démonstration physique très aisée à reproduire et confirmée sur le fer lors de son retrait) et je suppose que tout le monde peut imaginer la douleur causée par le fer lorsque le pied tente de se dilater sous le poids du cheval. La sensation que vous avez causée peut s'apparenter à celle que vous ressentiriez si vous deviez marcher dans une paire de chaussure trop petite d'une taille! Cette situation cause une interruption de la circulation sanguine dans le podophyle. En premier c'est la circulation en pince qui est affectée.
Du au manque d'apport de sang en pince, les nerfs cessent d'être irrigués à cet endroit et la pince devient insensible. Dû au mécanisme spécifique du système circulatoire dans le pied, les talons vont continuer à recevoir un apport plus ou moins important de sang dans un premier temps qui cause au cheval la sensation de douleur pendant un peu plus longtemps en talons. Finalement, le manque de circulation sanguine entraine la mort de certains tissus du podophyle .



Lorsque vous permettez à quelqu’un de ferrer votre cheval, vous causez un traumatisme à son Coeur, qui dépend du bon fonctionnement du mécanisme du pied pour fonctionner normalement, puisque les pieds participent à 60% au rôle de pompe dans le corps.

Il existe une longue liste de douleurs physiques que vous causez à votre cheval, si vous lui posez un fer. La troisième phalange va créer des pincements traumatiques sur le chorion de la sole, due à l’impossibilité de la voûte à s’écarter lorsque le pied reçoit du poids. Avec le temps d’autres choses vont apparaître comme par exemple : l’ossification des cartilages latéraux; le métabolisme des cellules et la circulation sanguine sont gravement affectés, ce qui entraîne une mauvaise qualité de corne; les déchets métaboliques ne sont plus utilisés pour produire de la corne mais restent dans le corps, ce qui ressurgit sur des organes comme le foie, les reins, la peau, etc.;le choc des impacts est accentué ce qui endommage les articulations.

Il s’agissait “seulement” d’un court extrait du mal que vous causez à votre cheval en autorisant la ferrure – mal, qui apparaît dans son corps et dont aucun maréchal ferrant ne vous parlera.

Pourquoi ?

Pourquoi le maréchal ferrant ne vous dit pas cela?

C’est son devoir d’assurer la SANTE des pieds de votre cheval.

Vous faites confiance à cet homme ?

L’une des raisons de cette terrifiante et triste vérité c’est que la majorité des maréchaux ferrant n’en sait rien. Cela ne leur a jamais été enseigné. Une autre raison, et c’est tout aussi pathétique, c’est que les maréchaux ferrant font plus d’argent en ferrant. Cela s’est confirmé régulièrement au cours des nombreuses discussions que j’ai eue avec eux.

“ Si je ne le fais pas quelqu’un d’autre le fera à ma place.”

Dans mes nombreuses discussions avec les maréchaux ferrant il n’y en a PAS UN qui pouvait donner les raisons pouvant démontrer pourquoi la ferrure serait bénéfique AU CHEVAL. C’était presque le contraire nombreux sont ceux qui ont admis qu’ils ne ferraient pas le cheval à moins que le propriétaire leur ait explicitement demandé pour une utilisation spécifique, comme monter par exemple.
Ainsi nous en arrivons à la troisième triste vérité, qui est que tous les maréchaux ferrant, et tout maréchal ferrant étant prêt à ferrer votre cheval ne le fera que pour une raison :

Parce qu’il/elle n’a pas suffisamment de connaissances pour parer correctement les pieds de votre cheval ET vous informer de l’environnement approprié pour cet animal, afin que celui-ci puisse avoir des sabots qui poussent correctement, en bonne santé et qui puissent se déplacer sur tous les types de terrains sans aucune difficultés.

Les faits scientifiques, anatomiques et éthiques qui vont à l’encontre de la ferrure sont indiscutables. Nous pouvons même déclarer que le ferrage représente une blessure physique et s’apparente à un acte criminel.
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En décision du tribunal fédéral constitutionnel Allemand du 3 Juillet 2007 il est dit:

“2. Jugeant d’ après les références fournies par le vétérinaire certifié L… ferrer le cheval peut toujours être perçu comme un ‘mal nécessaire’.
Le mécanisme nécessaire au fonctionnement du pied, à savoir : l´élasticité du pied par poser et lever des membres, est de part le fer cloué extrêmement limité voire même, complètement inexistant et la circulation du sang dans les membres s’en trouve altérée. De plus, à cause des fers, des clous et de la mauvaise influence que cela a sur la pousse de la corne, des tensions se créent à l’intérieur du pied qui vont endommager la boîte cornée et entraîner douleurs et boiteries. Le meilleur moyen de conserver un cheval en bonne santé est de le laisser déferré. Les maréchaux ferrant et les pédicures équins ne sont pas des ennemis, mais spécialistes de leurs sujets respectifs. Le propriétaire doit avoir le choix entre plusieurs méthodes de parage. De part le peu d’expérience vétérinaire d’un propriétaire, celui (celle)-ci ne voit pas de douleur dans le travail du pédicure équin, ma sa propre expérience lui apprend qu’un fer mal placé peut porter atteinte à la santé de son cheval.

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3. Pour la première Association de maréchaux ferrant, le Prof. Dr. A…souligne le fait qu’il y a concordance entre les déclarations des professionnels de la médicine vétérinaire, selon lesquels le cheval doit, tant que possible, être laissé pieds nus.”

Ces vétérinaires sont peu nombreux mais il existe une longue liste de vétérinaires professionnels responsables qui comprennent ce sujet et qui ne détournent pas leur serment, mais qui se battent pour la santé de l’animal et se prononcent contre la ferrure. Parmi les scientifiques qui connaissent les méfaits de la ferrure les suivants doivent être mentionnés : Dr. Bracy Clark, Dr. Luca Bein, Prof. Lungowitz, Prof. Smedegard, Dr Rudolf Zierold, Prof. Chris Pollitt, Dr. Hinterhofer, Prof. Robert Cook, Dr. méd vét Hiltrud Strasser, Prof. R. Adams. Avec Xénophon en tête, que tant de cavaliers reconnaissent comme le père de l’art équestre, qui prescrivait que les chevaux devaient bouger autant que possible sur des cailloux afin que leurs pieds soient de la ‘‘bonne taille’’ et endurcis. Même à cette époque il était reconnu que les pieds avaient besoin de mouvement et d’être endurcis pour que le cheval reste utilisable.

Laissez-moi à nouveau souligner ceci, je vous prie:
“Les pieds ont besoin de mouvement et de renforcement afin que le cheval puisse être utilisable. Il n’y a pas d’autre moyen, un cheval avec des pieds malades ou sensibles doit être ferré pour être monté!”

Soyez donc avertis que si votre cheval est ferré, alors il a probablement un mauvais fonctionnement des pieds, qui doivent auparavant subir un traitement curatif pour le corriger.

Et maintenant laissez moi à nouveau citer cette phrase:
“…le cheval doit, tant que possible être laissé pieds nus.”

Est-ce possible?

Pourquoi ne serait-ce pas possible?

Vous avez entendu nombre de maréchaux ferrant vous dire que ce n’est pas possible parce qu’ils ne possèdent pas les connaissances selon lesquelles un parage correct rend cela possible. Il leur est également difficile d’expliquer à certains cavaliers que le cheval a besoin d’un environnement approprié ; stabulation libre, mouvement sur différents types de sols pour pouvoir être monté sans fers parce qu’au coin du bois attend le confrère peu scrupuleux qui va ferrer le cheval sans poser de questions. La peur de perdre un client est grande.

“Si je ne le fais pas alors quelqu’un d’autre le fera ma place.”

Pour illustrer les conséquences que ceci peut avoir sur votre cheval dans le pire des cas, je vais vous montrer le travail d’un maréchal ferrant. Ne vous méprenez pas en vous disant que c’est le travail d’un novice ou d’un mauvais maréchal ferrant. Loin de là. Celui-ci est très demandé et a la réputation de “remettre un cheval droit dans ses pieds”. Le plus triste c’est qu’il est vraiment le plus performant ; Les autres étant tous moins qualifiés pour ce type de travail.

Le cheval ferré:





Il faut préciser que le maréchal en question a ferré ce cheval pendant des années. (le cheval n’a pas été monté ou utilisé pour une tâche spécifique)et la paroi n’a pas pu pousser pendant toutes ces années. Il y avait également une partie de la fourchette qui manquait,mais ce n’est pas surprenant avec un tel traitement. C’est plutôt la conséquence d’un soin du pied inaproprié et d’un manque de connaissances.

Après avoir entrepris de soigner ce cheval et une fois les fers retirés, le véritable désastre de ces pieds apparut.


Il ne doit pas être occulté que ce maréchal ferrant a tenté de contribuer à saboter mes tentatives pour libérer ce cheval de la ferrure en disant au propriétaire, et à qui voulait l’entendre, que ce cheval ne pourrait jamais marcher sans fers; qu’il allait boiter et qu’il finirait certainement par…mourir. Le lecteur peut s’imaginer combien j’ai du user de persuasion pour mettre à l’aise ces propriétaires effrayés, et c’est seulement en leur prouvant la réduction des coûts que je suis parvenue à les convaincre de me faire confiance. Avec ceci je veux faire clairement comprendre les méthodes auxquelles ont recours presque tous les maréchaux ferrant se trouvant dans cette situation ou dans une situation similaire, alors que la seule chose qui devrait nous guider est de venir en aide au cheval !

Après le retrait des fers et quelques corrections du parage les pieds étaient ainsi:





Voilà encore pour une comparaison directe:
Il s’agit du même pied!
La photo de gauche est celle d’un pied traité par le même maréchal ferrant, qui certifiait que la paroi ne pouvait pas pousser aussi vite tant les pieds étaient en mauvais état.

La photo de droite montre le même pied après quelques mois de soin correct du pied en suivant la méthode du Dr Strasser.

Comment pouvez vous, en tant que propriétaire, être en mesure de reconnaître des problèmes de pied chez votre cheval ?

Tout d’abord regardez la position du corps de votre cheval, en le laissant libre et calme. Les photos suivantes sont celles de chevaux ferrés et vous remarquerez que la majorité de ces chevaux présentent les mêmes signes de douleur :



Comme nous pouvons le constater, les chevaux ont les pieds manifestement situés sous le corps. Pourquoi font ils cela ? Ce n’est pas la position normale d’un corps de cheval, c’est même une position stressante et signe de problèmes.

Les maréchaux ferrant parent pour ferrer les chevaux différemment du parage pied nu. Les talons sont en général laissés trop haut, ce qui supprime partiellement, voire totalement l’irrigation sanguine du podophyle. Ensuite le fer est cloué et le cheval doit le garder et marcher avec. Chacun peut imaginer la sensation inconfortable que cela produit alors que les talons du pied devraient s’écarter et qu’ils ne peuvent le faire que de façon partielle parce que les clous empêchent le mouvement en mamelles et en quartiers (en effet l’axe du mouvement se situe en pince et le fait de clouer ne serait-ce qu’une partie du pied suffit à bloquer le bon mécanisme du pied) Le sang ne peut alors plus atteindre que partiellement la pince, voire plus du tout. A cause de cela la circulation est réduite de façon alarmante voire même, coupée. Avec le temps la pince devient insensible et le cheval ne sent plus la douleur à cet endroit.

Cependant les talons, qui sont toujours trop hauts et créent une pression sur le chorion, restent sensibles plus longtemps du fait de la spécificité du système de circulation sanguine du pied. Le cheval souffre toujours de la pression non physiologique et des tissus endommagés à l’arrière de son pied. Afin d’endiguer la douleur, le cheval reporte le poids sur la pince insensible en plaçant les pieds sous lui.
La douleur causée dans le pied est énorme. Le cheval souffre. Vous pouvez clairement voir cela sur la photo de gauche dans le cas d’un autre cheval dont voilà l’image thermographique.



Parmi les autres maladies que l’on peut voir sur ces photos, il est clairement visible que la circulation sanguine est réduite dans le pied et dans les jambes. Il s’agit de symptômes observables chez tous les chevaux ferrés.

Certains chevaux sont ferrés de telle manière que c’est tout le pied qui devient insensibles.

Certains chevaux développent des genoux coincés, leurs muscles s’étant développés excessivement pour supporter cette position artificielle et douloureuse et ont fait avancer les articulations du carpe. Soyez attentifs aux marques sur les photos et apprenez à reconnaître les signes de douleurs que montre un cheval. La posture, la tension du corps, la position des jambes, les épaules, les oreilles et tout cela dans un ensemble. La tête du cheval en dit également long comme celle appartenant à ce cheval:



Notez la position des oreilles — “molles et endormies” — le cheval écoute “en lui-même’’, les creux au dessus des yeux, les nasaux asymétriques indiquent une douleur plus grande d’un côté, la dilatation prononcée des artères chez le cheval au repos. Cette tête et ces yeux montrent clairement la douleur.

L’autre point sur lequel vous pouvez vous concentrer se situe dans l’épaule du cheval. Après étude il apparaît que l’angle de l’épaule d’un cheval en bonne santé est moins penchée que celeui d’un cheval ferré avec des talons trop hauts et qui ont les pieds déformés. Ces chevaux ont montré des angles moins prononcés après un traitement correct et la disparition de la douleur.

L’angle de l’épaule d’un cheval en bonne santé doit se situer entre 45° et 55°. Les os des membres ont certains angles dûs aux tendons, qui influencent l’angle de l’épaule.
Dans tous les livres d’anatomie la troisième phalange est représentée parallèle au sol, ce qui constitue la position correcte ; Cela signifie que si le cheval se tient dans une position correcte, il utilise alors les tendons pour se tenir debout et n’a besoin de faire travailler aucun muscle pour cela, alors l’épaule a un angle correct.

Chez le cheval aux talons douloureux, comme chez le cheval ayant des pieds mal parés, l’angle de l’épaule est plus fermé. Les muscles sont sollicités par cette position non naturelle et sont plus tendus. Ceci peut aussi être constaté par des muscles plus ronds et plus développés qu’ont ces chevaux, même si on les laisse se tenir comme ils veulent. Les muscles en question sont également durs. Pourquoi un animal se tient il dans une position non naturelle, lui demandant un effort musculaire et une dépense d’énergie, si ce n’est à cause d’une douleur ?!



Peut être que votre maréchal ferrant peut répondre à ces questions et expliquer pourquoi un tel problème disparaît avec un parage correct?
Si tel est le cas, soyez aimable de me transmettre sa réponse.
Demandez alors à votre maréchal ferrant s’il nous autorise à publier sa réponse et son nom. :)

Voilà la posture d’un cheval correctement paré:




Je voudrais terminer en citant des passages d’une conversation avec un maréchal ferrant. Il venait de ferrer un cheval et tentait de justifier l’emploi de la ferrure en présence du propriétaire. Il a déclaré que les chevaux marchent beaucoup mieux avec des fers et qu’ils seraient incapables de le faire sans.

“Oui, la ferrure est tellement bonne pour les chevaux qu’ils sont tous nés ferrés. La nature est si bien faite , qu’elle met des fers aux pieds des chevaux sans quoi ils ne pourraient pas marcher.” — Répondis-je ironiquement…

Il a dû admettre que les chevaux marchent mieux pied nus et après le départ du propriétaire il m’a également déclaré qu’il avait plusieurs fois conseillé à des propriétaires de ne pas ferrer leur cheval, parce que c’était mieux pour celui-ci mais que le propriétaire, voulant monter ne voulait entendre aucune des raisons pour lesquelles son cheval ne devait pas être ferré.

Et il existe de nombreuses personnes exerçant le métier de maréchal ferrant qui ont reconnu les méfaits que produit le fer. Des personnes qui ont choisi le camp du cheval, pieds nus, comme Ramey ou Jackson pour ne mentionner que certains d’entre eux.

J’aimerai vous recommander un article d’un ancien maréchal ferrant; John Graves “My conversion. A farrier's journey to natural hoof care”, (Ma conversion. Le voyage d’un maréchal ferrant vers l’entretien naturel du pied) www.LiberatedHorsemanship.com.

Il décrit son expérience de maréchal ferrant et comment il a trouvé la voie vers le soin naturel du pied, ce qui lui a permis de vraiment aider les chevaux:

“La douleur et la souffrance que j’ai vu endurer chez les équidés domestiqués de part les ‘bonnes intentions’ de la maréchalerie conventionnelle doivent cesser. ”

Je sais pourquoi les poseurs de fers font ce qu’ils font, et pourquoi la plupart des vétérinaires prescrivent ce qu’ils prescrivent. J’ai appris exactement la même méthode et j’étais dans le même mode de pensée. Pour certains c’est l’ignorance de la fonction et de la physiologie du mécanisme du pied. Pour d’autres c’est la sécurité de l’emploi et les besoins financiers. Pour d’autres encore, c’est l’addiction au fer — Ils ont besoin de cette satisfaction personnelle du travail bien fait concernant cet art qu´il est très difficile de maitriser. Presque tous les maréchaux ferrant vous diront, ‘Il ne s’agit que du cheval’ de ce point de vue c´est ce qu´ils font dans tous les discours qu´ils ont sur leur métier. Certains sont sincères dans ce qu'ils pensent. Certains le disent juste pour la forme. Ils pensent tous que cet art ancestral est une très noble occupation, honnête, le ‘sel de la terre’. Et ce serait vrai si ce n´était pas basé sur de mauvaises connaissances remontant à un millier d'années.

“Je dis souvent aux propriétaires, lorsqu’ils me demandent pourquoi je crois que le fer est mauvais, que lorsque le fer à cheval a été inventé, on croyait que la terre était plate et située au centre de l’univers.”

Si vous avez un spécialiste qui a les connaissances pour parer correctement les pieds, alors votre cheval va marcher et courir sur n’importe quel type de terrains puisqu’un pied sain est capable de le faire. Le pied est la plus belle création de la nature, il s’adapte à n’importe quel terrain lorsque le cheval a la possibilité de les fouler régulièrement.

Tout maréchal qui est prêt à ferrer un cheval... ne possède pas les connaissances suffisantes. Si vous confiez la santé de votre cheval à une telle personne, cela n'engage que vous.

Friday, January 13, 2012

Myopathie atypique ou une conséquence de nutrition insuffisante des chevaux affectés ?

Par Maksida Vogt

Depuis les deux dernières années il y a des informations sur cette maladie qui se répand créant la panique parmi les propriétaires de chevaux. Les chevaux semblent mourir mystérieusement lorsqu’ils restent dehors. Des cas sont recensés en Angleterre, en Suède, en Belgique, en France, en Suisse et en Allemagne. 90% des chevaux atteints de cette maladie meurent et personne ne sait de quel mal il est question. La seule chose qui relie ces morts à cette affection est qu’ils sont tombés malades en automne, qu’il s’agit généralement de très jeunes ou de vieux chevaux affaiblis (bien que pas tous), ainsi que des chevaux stressés par l’entraînement. Il y a aussi le fait que les pâtures sur lesquelles se trouvaient les chevaux étaient sur-pâturées, et ce, depuis des années.

Le seul conseil donné par les professionnels aux propriétaires effrayés fut de remettre leurs chevaux au box. Il y a également eu des discussions à propos de la vaccination afin de protéger les chevaux de cette maladie. Il est curieux de penser à protéger des animaux par un vaccin contre une maladie dont on ne sait même pas de quoi ou d’où elle provient. D’autre part il y a eu de nombreux rapports et articles démontrant les méfaits de trop nombreux vaccins sur la santé des hommes et des animaux, il s’impose de se demander s’il s’agirait du bon moyen de prévention par rapport à cette maladie.


Les chevaux frappés par la myopathie atypique peuvent présenter des symptômes tels qu’ une transpiration importante, action désordonnée des muscles, des faiblesses, une atrophie importante des muscles, des urines foncées, une réticence à bouger, une impossibilité à se lever, une impossibilité de mâcher et de déglutir, des difficultés respiratoires et la mort survenant après 12 à 72 heures due à l’effondrement du système cardiorespiratoire. Les symptômes et les douleurs diffèrent en fonction des chevaux. Aux stades initiaux, les symptômes peuvent être confondus avec ceux d’une colique.

Mais cette maladie n’a rien de nouveau, en Angleterre il y a eu 1976 cas recensés depuis 1939. En 1984 l’affection fut nommée Myopathie Atypique.


Le Dr. méd. vétérinaire Uwe Hörügel de l’Institut Allemand “Saxony Animal Epidemics Institute” se spécialisa dans l’étude de ce phénomène et parvint aux conclusions suivantes:

La Myopathie atypique ressemble plus à un désordre du métabolisme musculaire par intoxication des parcs en Europe et en Amérique du Nord. (puisque, de part leur nature, tout cheval devrait être laissé sur des parcs, ces conclusions sont quelque peu dérangeantes). A l’automne 2009 il y a eu 371 cas recensés en Europe, et 125 au printemps 2010.

Il apparaît que les chevaux sont tombés malades par les jours de plus forts vents et qu’il s’agissait de chevaux dans des situations stressantes comme les produit un entraînement intense, un transport ou qu’ils avaient des déficiences immunitaires. Dans presque tous les cas, les chevaux se trouvaient sur des parcs surpâturés et avec des crottins non ramassés auprès desquels poussaient des grands érables. Très souvent les feuilles d’érables sont touchées par un champignon du nom de Rhytisma acerinum Ceci confirmerait les observations faites en 2009 par les Dr. Renate Vanselow et Silke Dehe, selon lesquelles il y avait une forte croissance chez les érables qui, de fait, ont multiplié l’apparition de graines et d’embryons de germes. D’après le Dr. Venselow, les graines et les feuilles peuvent avoir une forte concentration en acides aminés toxiques, qui peuvent conduirent à la mort de canetons en quelques heures. L’une de ces toxines présente dans ces feuilles est l’Hypoglycine, qui est également toxique pour les humains. L’Hypoglycine est un acide aminé qui devient toxique après la digestion et les personnes atteintes présentent les mêmes symptômes que les chevaux atteints de Myopathie Atypique. En Amérique sont recencés de tels cas, de chevaux ayant ingéré des feuilles d’érable rouge.


Érable Sycomore (Acer pseudoplatanus), Inflorescence, Lieu: Marburg, Hesse, Allemagne

Après les analyses faites sur les pâtures touchées il apparaît que l’herbe contenait très peu de nutriments et que les chevaux n’avaient pas de complément nutritifs ou de grain. Ceci signifie que, par le seul pâturage du parc, les chevaux ne pouvaient prélever qu’un tiers de l’apport nutritif nécessaire à leur survie. Ceci implique que les chevaux se trouvaient en déficit énergétique et que pour rééquilibrer cela ils auraient dû avoir un apport journalier équivalent à au moins 4kg d’avoine entière.

Si nous additionnons tous ces faits, nous pouvons alors arriver à une explication, pourquoi ces chevaux ont été affectés, particulièrement après des jours de forts vents, puisque le vent transporte les feuilles mortes et les graines dans de tels parcs et que les chevaux, dans un besoin nutritionnel, les auront ingérés. Les feuilles d’érable ont un goût sucré dû au rejet de miel lors de la digestion des pucerons qui les rendent attirantes pour les animaux. Les jeunes chevaux n’ayant pas encore développé un système immunitaire vont former le groupe le plus atteint ainsi que les vieux chevaux dont le système immunitaire est affaibli. Les chevaux à l’entraînement intensif ou à la suite d’un transport sont stressés, et les chevaux stressés tombent plus facilement malades pour plusieurs raisons. En étudiant les chevaux se trouvant dans les mêmes groupes mais n’ayant pas été affectés par la maladie, il est apparu que leur concentration enzymatique dans le sang s’était modifiée dans le foie et les muscles, signifiant qu’ils auraient également été en contact avec la toxine et l’avaient ingéré, mais que leur système immunitaire était assez fort pour empêcher la maladie de se développer.

Pour aider les chevaux à rester en forme il n’est pas conseillé de les enfermer puisque ceci les affecte énormément. Les chevaux doivent pouvoir vivre sur des pâtures suffisamment vastes et celles-ci doivent être nettoyées des crottins et des feuilles d’érable. De plus les chevaux doivent avoir à disposition du bon foin et doivent recevoir une ration d’avoine entière et ne doivent pas être laissés livrés à eux-mêmes à l’herbe. Les chevaux ayant une activité de travail devront recevoir des rations plus importantes d’avoine. Enfin tous les chevaux devront avoir accès à des minéraux, mis à leur disposition à volonté sous leur forme naturelle.

Il est fortement improbable que les chevaux aient ingéré des quantités assez importantes de feuilles d’érables pour s’en rendre malade si leurs besoins énergétiques avaient été respectés.
Le facteur stress est également important ainsi que l’état de santé du système immunitaire. Pour un cheval en bonne santé, il n’est pas problématique de manger de grandes quantités de plantes toxiques comme vu sur les exemples ci-dessus. C’est la somme des facteurs de risques qui détermine si un cheval va tomber malade ou non. C’est le cas pour de nombreuses pathologies que nous rencontrons.
Un autre facteur qui pourrait influencer le choix du cheval pour sa nourriture réside dans l’habitat inadéquat que nous lui fournissons. Lorsque les chevaux sont nés au box et gardés de cette manière ils peuvent développer différents types de désordres qui apparaissent, outre la non reconnaissance des plantes sur pied, au niveau des pieds, de la locomotion et du comportement. Il y a en général plusieurs points qu’il faudrait repenser dans l’hébergement de nos chevaux aujourd’hui, nous sommes à l’époque où de grands parcs avec des abris devraient être la norme.

Référence
http://www.tsk-sachsen.de/index.php/pferdegesundheit/kontaktpferd

Nous publions ici le commentaire (envoyé par mail) de Mme Dehe, journaliste pour un magazine animalier allemand, qui nuance fortement notre prise de position (posté sur le blog Allemand) :
 
« ce conseil » selon lequel on ne devrait pas enfermer les chevaux parce que cela les affecte énormément devrait peut-être être repensé.
A l’heure actuelle je voudrais conseiller aux propriétaires de chevaux, de ne pas laisser leurs chevaux sur les parcs à l’automne, lorsqu’il y a beaucoup de feuilles au sol, ou là où se trouvent de nombreuse feuilles d’érable ou de jeunes pousses d’arbres.
Il est très difficile pour un propriétaire de tenir son parc nettoyé de toutes feuilles ou de faire la différence entre différentes pousses d’arbres. Ainsi par forts vents ou par grands froids les conditions de toxicités peuvent changer. Il n’y a pas eu de recherches actuellement sur le fait que des chevaux avec suffisamment de nourriture ne mangent pas les feuilles d’érable et le danger ne peut pas être écarté. Peut être existe t'il des chevaux qui préfèrent les feuilles d'érable ? Dans le Nord Rhein Westfallen, sur un parc bordé par une rangée d'érables, les chevaux avaient suffisamment d'herbe, pourtant quatre sont morts.
« Les chevaux doivent pouvoir vivre sur des pâtures suffisamment vastes et celles-ci doivent être nettoyées des crottins et des feuilles d’érable »- Cela est impossible sur des grands parcs pour la plupart des propriétaires.

« De plus les chevaux doivent avoir à disposition du bon foin et doivent recevoir une ration d’avoine entière et ne doivent pas être laissés livrés à eux-mêmes à l’herbe »
Attention, sur l'un des parcs où je me suis rendue le foin était posé juste sous un érable. Ainsi, les feuilles et les graines pouvaient être ingérées avec le foin.

A ce propos, je me rends sur les différents parcs ou les chevaux meurent subitement quand ils sont à moins de 100 km.

Merci à vous d'avoir écrit cet article, je suis toujours intéressée par le nouvelles et les informations à ce sujet.

Avec mes plus sincères amitiés
Silke Dehe

Saturday, December 10, 2011

L’Equitation de tradition française – le Cadre Noir inscrit au Patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO

L’ENE - IFCE s’en réjouit et y voit la reconnaissance du travail de formateurs de chevaux et de cavaliers des Ecuyers du Cadre Noir, ainsi que de leurs compétences dans la transmission et la conservation du patrimoine équestre français.

L’équitation de tradition française est un art de monter à cheval fondé sur l'harmonie des relations entre l’homme et le cheval. Les principes et processus fondamentaux de l’éducation du cheval sont l’absence d’effets de force et de contrainte, le respect du corps et de l’humeur du cheval. La fluidité des mouvements et la flexibilité des articulations assurent que le cheval participe volontairement aux exercices. Le dénominateur commun des cavaliers réside dans le souhait d’établir une relation étroite avec le cheval, dans un respect mutuel visant à obtenir « la légèreté ».

Ce dossier, porté par l’Ecole Nationale d’Equitation, composante avec les Haras Nationaux de l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation, soutenu par le Ministère de la culture, les Ministères de tutelle de l’lFCE et la délégation française à l’UNESCO, est le travail d’une équipe, rassemblée autour de Robert d’Artois, directeur de l’Ecole Nationale d’Equitation, directeur général adjoint de l’IFCE et du Colonel Jean-Michel Faure, Ecuyer en chef du Cadre Noir.

Cette équipe composée d’anciens écuyers en chef, d’ancien directeur de l’Ecole, d’universitaires et de spécialistes de l’histoire de l’équitation remercie la Commission de l’UNESCO réunie à Bali, de l’intérêt porté à l’équitation de tradition française dont le Cadre Noir est le conservatoire vivant.

Contacts :

Robert d’Artois : 06.73.56.21.08

Colonel Jean-Michel Faure : 06.25.10.07.27

Academia Liberti se permet également de féliciter Patrice Franchet d'Espérey, chef du centre de documentation de l'Ecole Nationale d'équitation, pour avoir réussi cette inscription (depuis le temps qu'il travaillait à cela).
Cette inscription met à l'honneur le savoir faire incontesté et la phylosophie des grands maîtres français tels qu'Antoine de Pluvinel, François Robichon de La Guérinière, François Baucher, le comte Antoine d'Aure, Etienne Beudant et leurs successeurs parmi lesquels Patrice Frachet d'Espérey...
Academia Liberti tient cependant à préciser que cette Haute Ecole avec chevaux ferrés et mors de bride ne correspond pas à son idéal de cheval dressé. Ces méthodes et leurs principes étant maintenant reconnues universellement, à nous de montrer que suivant ces principes une communication plus libre et avec encore moins d´aides est possible...

Saturday, October 8, 2011

Une exposition de photos de Krzysztof Jarczewski
Lodz, Pologne

Vernissage le 28 Septembre 2011

Krzyszof Jarczewski, gagnant de plusieurs prix de photographie en Pologne, a réalisé une importante exposition de photographies dans la ville polonaise de Lodz. Dans l'une des galeries les plus fréquentées, il a exposé les clichés qu'il a pris afin de faire prendre conscience aux visiteurs de la réalité de la vie des chevaux lorsqu'ils sont entre les mains des hommes. Cette exposition est intitulée ”Golden cages” (Les cages dorées).



Lors du vernissage la plupart des photos étaient recouvertes d'un film noir — le signe du deuil. Il s'agissait des clichés pris durant des foires de chevaux et au cours de tous les types de compétitions — western, CSO, attelage. Les seules images visibles au début étaient les clichés de chevaux en liberté se roulant joyeusement dans le sable, se baignant dans un marais ou faisant un somme entourés d'amis.




(Krzyszof Jarczewski à droite.)

Alors Krzysztof a expliqué son histoire aux visiteurs. comment il a fait partie du monde du cheval au cours de sa vie et comment il s'est interrogé sur le vrai visage de ce monde. Il a finalement trouvé — le vrai monde du cheval n'est pas celui où ils sont entre les mains des hommes. Puis le photographe, aidé des visiteurs, a commencé à retirer les caches noirs des autres clichés...







La froide réalité de la compétition et des foires de chevaux a choqué de nombreux visiteurs. Accompagnant les images, plusieurs textes étaient affichées aux murs de la galerie — des citations des articles du Dr. Cook sur les mors, “Premium non nocere” de Stormy May et l'histoire de Krzysztof qui débute ainsi:

[i]“Je suis amoureux des chevaux depuis des années. Je les ai photographiés au cours de nombreuses sortes de compétitions. Je voulais participer au “monde du cheval” puisque je pensais que c'était l'endroit où se produisait la magie de la communication entre un homme et un cheval. J'ai accompagné de grands cavaliers lors de leurs victoires en faisant des photos qui ont reçu de nombreux prix.
Mon amour des chevaux m'a également entraîné aux foires de chevaux. L'image triste des ces animaux magnifiques détruits par les hommes m'a poussé à organiser une mobilisation "Protestation de Photographes contre l'abus envers les chevaux" qui s'est déroulé à Skaryszew en 2010.
Cherchant à savoir à quoi ressemblait un vrai cheval libre, je suis allé à plusieurs reprises à la rencontre de chevaux sauvages avec mon appareil photo.
Le travail de Photographe consiste à observer. Quelqu'un qui fait de la photographie animalière doit être patient et calme émotionnellement. Dans ces moments de pure contemplation de la nature environnante j'ai commencé à voir les chevaux d'une toute autre manière.
En observant leur vie en troupeau j'ai réalisé que les cavaliers ne connaissent absolument pas la nature des chevaux. J'ai vu ces animaux qui n'avaient subi aucun préjudice et qui n'avaient jamais été confrontés aux "connaissances équestres" que j'avais eu auparavant. Ce que j'ai vu fut pour moi une véritable révélation et un miracle: la structure du troupeau, l'amitié entre ses membres, les différents types de jeux et leurs façons variées de s'amuser.
Ces chevaux, capables de vivre sans interactions avec les humains étaient fascinants. Ils m'ont fait comprendre combien leur monde est complexe et intéressant.
Les chevaux ne hennissent pas. En revenant au monde équestre, j'ai réalisé que ce que j'avais observé pendant les compétitions n'étaient pas basées sur la confiance mutuelle entre le cavalier et la monture. J'ai regardé les yeux des chevaux de compétition et j'ai vu la douleur, l'agonie et le désespoir.
Pourquoi en est il ainsi? Pourquoi la relation d'un homme avec un cheval est elle basée sur la violence et sur la terreur, pas seulement lors des foires de chevaux mais aussi dans les compétitions internationales et dans les centres équestres?“[/i]


Les cages dorées.
L'exposition présente le monde du cheval vu par l'oeil attentif du photographe. Jetons d'abord un coup d'oeil aux chevaux sauvages et comparons les ensuite aux chevaux dans notre monde d'humains. Est-ce que l'amour que nous prétendons avoir pour ces magnifiques animaux n'est pas une tromperie?